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Toutes les images présentes sur le site Groboz sont la propriété de leurs auteurs et éditeurs. Toutes ces reproductions sont présentées dans les buts d'informer, de partager et non dans un but commercial.
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EQUITATIONS du MONDE

Le 27/03/17 à 14h00 

PAR

Voyageons autrement !

Immersion dans un paysage typiquement argentin
Un pays d’Amérique latine célèbre pour ses danses et ses footballeurs, l’Argentine est également une destination préférée des globe-trotters. Parmi ses merveilles touristiques, il y a la région des lacs en Patagonie où s’étend la cordillère des Andes.
Un avant-goût d’aventures à San Martin de los Andes
La Route des Sept Lacs est une adresse de choix pour profiter de la nature argentine. Il s’agit d’une partie de la route nationale 234 qui se trouve en Patagonie, s’étalant sur un trajet de 107 km. Pour ce séjour en Argentine, le circuit commence dans la contrée de San Martin de los Andes. Entouré de la cordillère des Andes, ce village offre un paysage superbe tel que des forêts valdiviennes, des lacs et des sommets enneigés. Sans oublier qu’il abrite le parc national Lanín qui est inscrit au patrimoine de l’UNESCO. S’étendant sur une superficie de 3 790 km² et comptant plusieurs lacs comme le Huechulafquen et le Lácar, cette réserve est propice à un trek qui peut aller jusqu’à 6 jours. Elle regorge aussi de rivières où les bourlingueurs pourront pêcher des saumons et des truites.
Un road-trip sur la Route des Sept Lacs
Après la visite du parc Lanín durant ce circuit Argentine, le parcours de la Route des Sept Lacs continue jusqu’au parc Nahuel Huapi. Avant d’atteindre ce dernier, un arrêt au bord des lacs sur le chemin est conseillé. À 30 km au sud de San Martin de los Andes, vous apercevrez le lac Machónico. Il n’existe pas de sentiers qui mènent au bassin d’eau, mais depuis le mirador, vous pourrez tout de même contempler sa magnifique couleur bleu turquoise. Ensuite, après 20 km de trajet, vous arriverez au lac Hermoso où une escale ne serait pas de refus. En effet, ce point d’eau dispose de campings et d’autres hébergements. Il est possible de se baigner dans ses eaux émeraude et limpides. Vous profiterez d’un paysage à couper le souffle, entre les multitudes espèces de fleurs qui bordent le lac et la cascade Vullignanco qui se trouve non loin des lieux. Le périple continue par la visite des lacs Falkner, PichiTrafuf, Villarino, Espejo Grande et Correntoso. Certains d’entre eux bénéficient de plages de sable blanc. Des touristes y pratiquent aussi des sports aquatiques et de la pêche durant leur séjour en Argentine. Autour de ces coins paradisiaques poussent des végétaux aux multiples coloris, notamment des cytises et des lupins, ce qui rend l’endroit encore plus panoramique.
Un dépaysement garanti dans le parc Nahuel Huapi
Pour terminer ce circuit argentin à la découverte de la Route des Sept Lacs, la visite du parc national Nahuel Huapi n’est pas à rater. Situé entre La Villa la Angostura et la ville de Bariloche, le site bénéficie de 705 000 ha de superficie où trône le lac Nahuel Huapi. Il est également parsemé de sommets enneigés, en particulier le volcan Tronador qui est le plus dominant. La réserve abrite quelques espèces d’oiseaux et de mammifères, notamment le condor et le huemul. Sans oublier qu’elle est jalonnée de divers sentiers, ce qui est propice à des randonnées pédestres et équestres.

 

Le 27/01/13 à 14h00

El jadida !

Le Prince Moulay Abdellah Alaoui s'approche de la tribune officielle. Lourd de sens sur l'imbrication dans l'histoire de l'homme et du cheval, les quelques mots qu'il prononcent prennent un sens inattendu :

"D'ordinaire, nous faisons bien la différence entre l'histoire des races et celle des équitations. Pourtant,il existe une exception! L'origine du cheval barbe ne peut se dissocier de celle des peuples cavaliers du Maghreb..."

En Afrique du nord, le cheval est apparu, il y a vraisemblablement, plus de 7 000 ans. Il fait partie intégrante de la vie quotidienne de l'homme, dans toute son histoire. Le cheval barbe est une race pure et autochtone.

Ces confirmations sont basées sur des études paléontologiques et sur des analyses d'ADN. Elles sont confortées par les gravures et peintures rupestres qui existent sur le sol d'Afrique du nord de la Libye au Maroc.

Ces inscriptions représentent la domestication d'un cheval ayant les caractéristiques morphologiques du cheval barbe actuel. La particularité du cheval barbe est de taille! la présence d'une cinquième vertèbre lombaire...

 

Le 27/11/12 à 14h00

El jadida !

L'océan est là devant nous, une salve de tirs détourne notre regard vers la multitude de tentes Berbères et nous rappelle qu'il n'est plus là que pour souligner l'immensité de l'instant...

Cela fait sept ans que nous vivons avec nos chevaux Barbes, loin de leur histoire. L'envie de savoir s'ils ont un avenir est devenue obsédante. Aujourd'hui, il y a de l'inquiétude face à un monde qui n'a besoin de rien. Même des choses essentielle comme le sens qu'a ce cheval.

Depuis toujours, le peuple Marocain rend hommage à son cheval en soulignant par le geste ce qu'il y a de plus magnifique en lui. La Fantasia est belle et rend beau le public qui sait au plus profond de lui-même que cet héritage est garant d'un avenir prometteur !

Nous sommes sur la plage de l'hippodrome Lalla Malika - El jadida et nous ressentons ce que ce cheval nous inspire à Groboz. Nous reprenons nos esprits, Nadine me sourit pour me faire comprendre avec attention que notre séjour comporte des "obligations".  

Enfin ! nous nous dirigeons vers les chevaux et leurs éleveurs... Comme un clin d'oeil aux Saintes et à cet été, je reconnais le camion immatriculé en Autriche de Mario. Nous sommes à présent dans la poussière, au milieu de nos chevaux.

Le temps s'arrête, les barrières tombent devant la gentillesse et la passion de ces hommes de chevaux.

- Comment sèvres-tu tes poulains ?
- Comme la brebis !

Bien sûr il reste Tiaret, le fief de l'élevage du Barbe Algérien... Bien sûr il faut maintenir l'élevage en France et en Allemagne car en Europe la flamme pour ce cheval doit être entretenue et les gens n'iront pas acheter de cheval au Maroc ou en Algérie.

Mais c'est avec soulagement que nous regagnons Groboz... Le rêve de cheval qui nous anime prend une nouvelle dimension ! Le sentiment que ce que nous cherchons sans vraiment le savoir, nous survivra...

 

Le 27/09/12 à 14h00 

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BOURG-EN-BRESSE
Edition N° 51 267 du dimanche 2 septembre 2012

FESTIVAL DES EQUITATIONS DU MONDE / 5e EDITION A BOURG EN BRESSE
Equid’Ain : un défilé équestre
riche en couleur et en variétés


La 5eme grande cavalcade d'’Equid’Ain a réuni, hier, 150 chevaux et attelages dans le centre-ville. L'’idée est née pour la promotion du cheval dans l’'Ain. « Promouvoir les races et les disciplines et permettre aux clubs et centres équestres de présenter leurs structures. » Certains n’ont pas hésité à traverser la Dombes pendant deux jours pour venir de Monthieux se joindre au rassemblement et faire connaître leurs poneys huçuls. L’invitée d’honneur était la jeune Burgienne Maêlle Martin sur son cheval, Nelson du Biolay.

A tout juste 20 ans, elle a remporté une médaille d’or par équipe et une médaille de bronze en individuel aux derniers championnats de saut d’obstacles en Autriche, le mois dernier. Autre vedette, devant la tente berbère d’'Hakima et Nourredine, Ghafel, un beau barbe d’Afrique du Nord venu d'’Algérie, un symbole de l'’origine des races et de cinq mille ans d’'histoire entre l'’homme et le cheval.

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Marie et le cheval Ghafel, pour une invitation au voyage vers l'Afrique du Nord.

 

Le 27/07/12 à 14h00

Féria des Saintes-Maries-de-la-mer !

Depuis deux ans, la féria accueille "Chevaux du sud", notre partenaire du festival des équitations du monde. Didier est heureux de me montrer la salle de projection. Il y a là, un jeune réalisateur qui présente son film "Hasta Luego une famille de chevaux". Moi, je ne sais pas encore que ce film va me bouleverser. Nicolas Dalaudier, lui ne sait pas qu'il va remporter les trophées du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.

Les "Hasta Luego" est une famille de la région qui partage la passion du cheval depuis trois générations. Le film qui leur est consacré fait partie de la programmation 2012 du festival "Chevaux du sud". Il sera suite à cela, programmé à la rentrée sur Equidia. Il démontre si besoin est, que le cheval est un excellent moyen pour l'homme de donner du sens à sa vie et plus rare de nos jours, de le transmettre aux générations futures...

Le festival "Chevaux du sud" est l'occasion pour le public de rencontrer les acteurs des films... Nicolas est enthousiaste, ils sont tous là dans la salle, puis sur scène. Toute la famille est réunie, les cousins, les cousines, les tantes et les deux frères. L'ainé prend le micro, gêné avec des sanglots dans la voix : "Je ne savais pas que nous avions fait tout çà ! ". "La famille et la passion... Finalement c'est çà l'essentiel de la vie ! " Marie Sarah.

 

Le 27/05/12 à 14h00 

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VOS LOISIRS
Edition N° 51 167 du vendredi 25 septembre 2012


Les chevaux du monde ont rendez-vous avec d'Equid'Ain / Photo archives Marion Villeminot

FESTIVAL DES EQUITATIONS DU MONDE / 5e EDITION A BOURG EN BRESSE
Bourg en Bresse, capitale des équitations du monde

La ville pourrait devenir le rendez-vous des peuples cavaliers, l'espace de chaque premier weekend de septembre. C'est le souhait des fondateurs de ce festival qui a vu le jour il y a cinq ans à Villemotier.

Il y a une condition au développement du festival des équitations du monde : il devra être associé à une ville ambitieuse et à une région prête à relever les enjeux de société liés à la crise d'identité. Le festival des équitations du monde n'aurait jamais vu le jour sans Equid'Ain, l'évènement annuel soutenu par le département de l'Ain. Dans cette période de transition entre le festival tel qu'il se tenait à Groboz et celui qui devrait voir le jour à Bourg-en-Bresse, les organisateurs continuent leur collaboration avec Equid'Ain pour développer trois axes :

La dimension culturelle de la cavalcade du premier samedi de septembre dans les rues de Bourg-en-Bresse, sera renforcé. Dès l'an prochain, nous espérons programmer au théâtre, durant le premier weekend de septembre une série de films en avant première sur les peuples cavaliers. Nous y associerons des débats entre le public et des personnalités avec leurs réalisateurs.

La durée d'Equid'Ain devra couvrir la période d'été pour assurer la couverture médiatique des manifestations emblématiques de la culture équestre du département : La foire de Montmerle et ses quatre siècles d'histoire, la féria de Marboz qui est en passe de devenir l'évènement festif du département et dont le coeur est le cheval.

L'objectif d'Equid'Ain doit être amplifié sous la forme d'un courrier adressé à tous les acteurs du cheval du département de l'Ain :

Bien plus qu’'un loisir, le cheval est un atout économique du département.
Bien plus qu'un sport, le cheval est une extraordinaire aventure humaine. Bien plus qu'un loisir, le cheval est un atout économique du département. La culture née de l'histoire du cheval et de l'homme, ouvre des perspectives aux enjeux de société qui nous guettent. Que l'on soit responsable d'un centre équestre, d'une association, ou que l'on soit un simple bénévole, peut-on individuellement développer ces perspectives ? L'objectif d'Equid'Ain est de promouvoir ensemble les richesses économiques, sportives et culturelles du cheval dans le département de l'Ain. L'objectif d'Equid'Ain est de permettre au public d'accèder au monde du cheval et de se projeter dans un avenir prometteur...…

Information et réservation au 06 73 11 44 56 et www.groboz.fr

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Les danseurs de country, lors d'une édition précédente /Photo archives Marion Villeminot

 

Le 27/03/12 à 14h00

CHEVAL DE GUERRE     DE STEVEN SPIELBERG    
PAR MARIE MUSSOT

Nous sommes en Angleterre, Albert et sa famille ont quelques problèmes d’ argent, notamment le crédit d’ une terre nécessaire à leur ferme. Au cours d’ une foire aux chevaux, le père, qui recherche un cheval de trait pour labourer son pré très rocheux, prend possession d’ un magnifique cheval, certes mais bien trop frêle pour tirer une charrue. Il ramène pourtant la bête chez lui. Sa femme arrive, et voyant l’ animal aux membres fragiles, s’ écrie que jamais ce cheval ne pourra retourner la terre, et ils ne pourront planter les navets nécessaires à payer leurs dettes ! Leur fils, lui, ne l’ entend pas de cette oreille : il veut garder et débourrer ce cheval, Joey. Arrive le jour de vérité : notre couple doit réussir à labourer ce champ, ou c’ est toute la famille qui périra. Tout le village est présent, surtout le propriétaire des lieux, qui ne revendique que l’ échec. La pluie est là aussi, plus battante que jamais, rendant le terrain glissant et impraticable. Cependant, Albert ne baisse pas les bras : il s’ installe aux commandes de la charrue, et ordonne à son cheval d’ avancer. Rien ne se passe. Tous partent satisfaits. Certains lancent : « ce cheval ne vaut rien ». Dès lors, dans un élan de rage, Albert crie à Joey d’ avancer, de ne pas le décevoir. Les lames de la charrue commencent à avancer, creusant dans l’ herbe jaunie. La nuit tombe, puis le jour succède à la nuit, le garçon est épuisé, allongé dans la boue des sillons, alignés, de haut en bas, sur toute la longueur de la parcelle. Le cheval qui « ne vaut rien » a réussi ce que beaucoup d’ hommes équipés de machines n’ auraient pas tenté, à cause d’ un manque d’ envie.

La première guerre mondiale éclate. Et comme toujours, « la guerre prend tout et n’ épargne rien ni personne ». Albert et Joey ont labouré la terre, mais à cause de la pluie, les plantations sont fichues, et l’ espoir de payer les dettes, envolé. Une seule solution : vendre Joey à l’ armée anglaise. C’ est la séparation des deux frères, et Albert, en larmes, promet à son cheval qu’ il le retrouvera et qu’ ils seront de nouveau ensembles à la fin de la guerre. Ce n’ est pas Albert que nous allons suivre tout au long du film, mais bel et bien Joey.

La spécificité du film est donc que le protagoniste n’ est pas un humain, mais bel et bien un équin. Un choix de Spielberg, en hommage à son père qui a participé à la première guerre mondiale et à sa femme, passionnée de chevaux. Certainement aussi aux animaux ayant sauvé des soldats durant la guerre, notamment des chiens, des éléphants, mais aussi des chevaux. Trente deux pigeons voyageurs ont été décorés à l’ issue de la première guerre mondiale.

Cet animal « prodigieux », « miraculeux » comme le qualifient les personnages dans le film, est souvent connu pour la compétition, la course. Mais est-ce sa seule vocation ? Joey va donc passer de main en main, en modifiant définitivement le comportement des Hommes l’ ayant approché. Le cheval a traversé l’ histoire aux cotés de l’ Homme, de la fin de la préhistoire en passant par l’antiquité, la renaissance etc  en le rendant meilleur. Et il a toujours permis de rapprocher les Hommes autour d’ une même passion. Ici, dans le film, notre héros galope dans le no man’s’land et s’ écorche dans les barbelés jusqu’ à ne plus pouvoir s’ en dégager. Un soldat anglais sort avec un drapeau blanc pour le sauver, et à ce moment, un allemand fait de même. Ils s’ entretuent ? Pas le moins du monde. Il faut une pince ? L’ allemand crie « une pince » et ni une ni deux, ce n’ est pas une mais dix pinces qui volent. Les soldats se surprennent eux-mêmes à échanger sur le temps, les conditions de vie dans les tranchées, ils vont même jusqu’ à en rire ! Le cheval rassemble…

Pour finir, l’ une des morales est qu’ un cheval dit « trop ceci ou trop cela », ou qui « ne vaut rien », si la magie, l’ alchimie entre l’ homme et l’animal s’ opère est capable de tout et peut devenir un véritable « cheval de guerre », il ne faut jamais sous-estimer un cheval. La seconde est que même les pires ennemis du monde peuvent fraterniser autour d’ une histoire de cheval

 

Le 27/01/12 à 14h00

Pour une histoire de la culture équestre

Daniel Roche, professeur au collège de France depuis 1998, s’interroge sur la place du cheval dans la civilisation, du XVIIIe siècle à 1914, dans le cadre des grandes conférences BnF – Institut de France – Fondation del Duca. Entretien avec l’historien, spécialiste des Lumières.

Chroniques : L’ombre du cheval est omniprésente dans l’histoire. Pourtant, cet animal ne semble pas susciter un intérêt particulier chez les historiens. Comment avez-vous été amené à en faire un sujet d’étude et à proposer à la Bnf cette série de conférences ?

Daniel Roche : L’histoire des sociétés est une totalité, et l’ombre du cheval peut se lire comme un test révélateur d’une vision du monde et de son organisation dans les pratiques sociales. Comme on pourrait imaginer une histoire de XXe siècle privée de celle des automobiles ou de l’avion, on ne peut prétendre se pencher sur celle des siècles passés sans évoquer la place extraordinaire occupée par cet animal distingué par l’homme.
Le cheval est à la rencontre de mes intérêts intellectuels et de mes rapports personnel avec les milieux équestres. J’ai découvert, au cours de mes recherches, de nombreux et intéressants articles sur l’équitation, et il m’apparaît qu’aujourd’hui où la culture du cheval connaît une forte crise, où des querelles divisent le très haut niveau quant à la pédagogie à adopter, notamment en matière de dressage, il est indispensable d’engager une réflexion approfondie sur le patrimoine équestre.
Cette problématique à fait de ma part l’objet de cours au collège de France depuis 2002, dont il m’a paru intéressant d’extraire la matière des conférences prévues à la BnF pour intéresser un assez large public à une histoire de la culture équestre.

Ch. : Comment peut-on caractériser les évolutions de cette place faite au cheval dans notre civilisation, pendant cette période qui s’étend du XVIIIe siècle à la guerre de 1914 ?

D. R. : Je m’en tiendrai à un cadre géopolitique principalement français, bien que ce grand vecteur traverse toutes les civilisations. Les usages et les images sont longs à changer. Sur ces quelques quatre ou cinq mille ans, progressivement transformé au rythme de dix générations par siècle. Le rapport des chevaux et des hommes s’inscrit dans la stabilité modifiée e dans la transformation d’une histoire à chaque étape liée à un statut utilitaire, social, militaire, idéologique.
Au moyen Âge, civilisation agricole dominante, le rapport aux chevaux est essentiellement utilitaire. Il irrigue toute la société. Les chevaux sont des vecteurs indispensables dans la France des campagnes et d’une utilité majeure dans la guerre. Il devient déterminant dans la hiérarchie des ordres et dans la symbolique sociale avec la chevalerie.
Le fonctionnement de la Cour commence, toutefois, à installer la pratique de l’équitation dans un modèle de distinction sociale où la transmission jour un rôle majeur.

Ch. : De quelles évolutions le XVIIIe siècle est-il porteur ?

D. R. : C’est au XVIIIe siècle que s’opère un tournant. La culture équestre peut alors se lire autour de trois axes principaux : celui des chevaux ordinaires et de leur présence utilitaire, celui des hiérarchies sociales et du rapport au pouvoir, à la puissance, celui de la connaissance livresque, scientifique, esthétique.
Les chevaux, acteurs énergétiques de premier plan dans le système agraire deviennent sujet de débats sur les bénéfices et les coûts engendrés par leur utilisation face aux multiples mutations technologiques (l’attelage, la roue, les machines à vapeurs…). Ils resteront, toutefois, au premier plan jusqu’à être définitivement détrônés par des engins motorisés. Le cheval-vapeur, instrument de l’évaluation de la puissance motorisée, authentifie encore, de nos jours, l’importance de la question.
Les villes, jusqu’au XIXe siècle, sont encore pénétrées de la vie agricole. La circulation et les transports s’y concentrent. L’extension de l’urbanisation accélère la question des transports citadins : alors qu’entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle, le cheval de trait et utilitaire dominait les écuries urbaines, avec la croissance de l’automobile, la tendance s’inverse.
Les évolutions des utilisations militaires replacent aussi le cheval au cœur des transformations du corps social. La grande écurie de Louis XV et Louis XVI absorbe efforts et crédits. La cour est la vitrine de l’élevage.
Avec Napoléon, utilisateur et producteur, administrateur de l’élevage, cavalier, militaire, voyageur, chasseur par nécessité politique et sociale, le rôle majeur du cheval dans la guerre apparaît au moment où basculent le système des armes et la stratégie militaire. Avec la guerre de 1870, la cavalerie participe à la remise en question des armées et à la formation de l’idéal patriotique. L’apogée de l’utilisation militaire se situe à la guerre de 1914, où un million de chevaux ont péri. C’est presque le dernier écho d’une utilisation du cheval par l’armée.
La relation des chevaux et des hommes est une constante ; l’étude de ses composantes et des facteurs qui la font évoluer mobilise tout le champ social des comportements et des sensibilités. Nous aborderons dans ces conférences le thème des mythologies sociales et celui de a transmission.

Propos recueillis par Marie-Noëlle Darmois

Conférences BnF – Institut de France –Fondation Del Duc

Le cheval et la civilisation du XVIIIe siècle à 1914
Site François-Mitterrand – Grand auditorium
18h30 – 20h00 – Entrée libre

Des hommes et des chevaux pendant quatre siècles
Le pouvoir à cheval
Le cheval et la guerre
Le cheval et les mythologies sociales

 

Le 27/11/11 à 14h00

Patrimoine de l'humanité !

L'équitation de tradition française vient d'être inscrite par l'Unesco au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le comité, réuni sur l'île indonésienne de Bali, a ajouté ce type d'équitation et en particulier le cadre noir de Saumur à la liste qui compte déjà deux cent treize traditions du monde entier. 

"L'équitation de tradition française est un art de monter à cheval ayant comme caractéristique de mettre en relief une harmonie des relations entre l'homme et le cheval. Les principes et processus fondamentaux de l'éducation du cheval sont l'absence d'effets de force et de contraintes ainsi que des demandes harmonieuses de l'homme respectant le corp et l'humeur du cheval", ont souligné les experts du comité.

"La connaissance de l'animal (physiologie, psychologie et anatomie) et de la nature humaine (émotions et corps) est complétée par un état d'esprit alliant compétence et respect du cheval. Bien que l'équitation de tradition française soit exercée dans toute la France et ailleurs, la communauté la plus connue est le cadre Noir de Saumur, basé à l'Ecole nationale d'équitation", ont-ils ajouté.

Si cette nouvelle nous comble de joie, elle ne doit pas nous faire oublier que ce n'est qu'un début. C'est l'unité des équitations du monde qui doit être un jour reconnue. L'Unesco défend la dimension universelle du patrimoine dans sa capacité à soutenir le développement de l'humanité, comme les équitations du monde le font depuis des milliers d'années autour de l'amour du cheval.

 

Le 27/09/11 à 14h00

El Jadida

Coïncidence ! Le salon du cheval d'El Jadida (19 au 23 octobre 2011) en sera à sa quatrième édition, comme le festival de Groboz.

Sa vocation est de prendre les chemins de traverse par rapports à nos disciplines équestres, comme le festival de Groboz.

Les similitudes ne s'arrêtent pas là ! La culture équestre arabe a d'ailleurs un concept bien à elle pour désigner ce regroupement des connaissances et savoir-faire équestres : la furûsiyya.

La civilisation musulmane a toujours été un lien entre l'Asie, le Moyen-Orient, l'Europe et l'Afrique. Son histoire culturelle a permis un métissage qui a abouti à une synthèse des cultures équestres.

Le salon du cheval d'El Jadida a comme objectif de « positionner le Maroc en tant que grande nation du cheval » explique le Dr El Habib Marzak, commissaire du salon.

Ultime similitude avec le festival des équitations du monde qui place le Maroc dans la grande famille des peuples cavaliers représentés.

 

Le 27/07/11 à 14h00

Le plus ancien traité d'équitation !

Gravées voici trente-cinq siècles, les tablettes du maître écuyer Kikkuli constituent le traité d'équitation le plus ancien du monde. Enterrées depuis plusieurs millénaires sous les ruines de la capitale hittite (ce royaume qui fit trembler le pharaon Ramsès II), ces tablettes ont été exhumées au début de ce siècle, mais sont restées depuis enfouies dans les réserves des musées et les cartons des chercheurs.

Elles s'y trouveraient encore si l'obstination d'un éditeur n'avait permis que ces tablettes, gravées en caractères cunéiformes et écrites en langue hittite, soient enfin traduites dans une langue moderne et publiées en français. Cet ouvrage de 120 pages est maintenant disponible aux éditions Favre, dans la collection Caracole.

Aussi "extravagant" que cela paraisse, un texte de cette importance, un texte du plus haut intérêt historique, demeurait inconnu, inaccessible, comme interdit.

C'est dans l'extraordinaire vivier qu'est le CNRS, qu'on retrouve l'existence de plusieurs tablettes dispersées entre les Staatliche Museen de Berlin (où sont conservées les tablettes 1, 3 et 4) et le Arkeologi Muzesi d'Istanbul (tablette 2), sans parler du Arkeologi Muzesi d'Ankara, où se trouvent des tablettes complémentaires sur le lavage des chevaux.

Matériellement, ces tablettes se présentent sous forme de plaques d'argile d'environ 15 cm de large et 30 cm de haut, gravées de caractères cunéiformes recto-verso, souvent tête-bêche, et parfois même sur la tranche, épaisse de 1 à 2 cm. Chaque face est divisée en deux ou trois colonnes. L'écriture est serrée : pas de place perdue.

Incroyable : le traité d'équitation le plus ancien du monde, écrit dix siècles avant celui de Xénophon - quinze siècles avant notre ère -, ce document de la plus haute importance historique avait été déterré, certes, mais restait enfoui dans les cartons de quelques spécialistes assis sur leur savoir.

C'est un texte bouleversant. Pas uniquement parce qu'il constitue une "découverte", une trouvaille ; presque l'invention d'un trésor. Pas simplement non plus parce qu'il est ancien, très ancien, le plus ancien du monde : vieux de trente-cinq siècles, et donc pas très éloigné de l'époque à laquelle on situe généralement la domestication du cheval (environ vingt-cinq siècles avant notre ère, guère plus).

Il est émouvant, parce qu'on a souvent l'impression, en le lisant, d'une certaine proximité, d'une espèce de fraternité. On a souvent la sensation qu'il a été écrit sinon par un contemporain, du moins par quelqu'un dont les observations, les préoccupations sont très proches des nôtres, très "modernes". Pas de fioritures inutiles, rien que du concret. Le texte de Kikkuli n'est pas un poème à la gloire du cheval, c'est un mode d'emploi.

A ce propos, et pour finir, juste un petit conseil : si vous avez des chevaux chez vous, rien ne vous oblige à essayer sur eux la méthode Kikkuli, dont la lecture est, et doit rester, un plaisir purement intellectuel.

 

Le 27/05/11 à 14h00

Le Barbe, cheval du Maghreb !

Après la chute de l’Empire romain d’occident, les Zénètes possédèrent toutes les steppes présahariennes et toutes les hautes steppes jusqu’au 36e parallèle. Des siècles de liberté durant lesquels ils nomadisent avec leurs troupeaux, des pâturages d’hivers de Ghardaïa au Sahara, aux pâturages d’été dans le tell de Tiaret.

Leurs chevaux sobres et endurants permettaient à leurs cavaliers de protéger leur « achaba », mais aussi de faire des razzias chez les tribus congénères. C’était cela l’économie nomade ! Mais au VIIe siècle, de nouveaux conquérants arrivent par terre. Ils viennent du Mashrek. Ce sont les arabes.

Maître de La Mecque en 630, le Prophète Mahomet lança les croyants à la conquête du monde ; ils prenaient Jérusalem en 638. En 647, après avoir soumis la Libye, avec quatre cents chevaux, les Arabes atteignent l’Afrique Byzantine. Ces conquérants venant d’Arabie marchaient vers l’Ouest… vers le coucher du soleil, qui se dit en Arabe : « moghreb ».

C’est pourquoi, ils donnèrent à ces nouvelles terres, entre le grand désert et la mer, le nom de « Djaziret al Maghrib », l’île du couchant. Ces Arabes ne comprenaient pas le langage des Zénètes et des Sanhajas. Ils dirent : « c’est un jargon », qui se traduit en arabe par « barbara ». Nous en avons fait « berbère ». D’autant plus facilement que le nouveau nom donné à cette époque à cette région par les Européens était « barbaria ».

Les nomades Zénètes étaient aussi bons cavaliers, voire meilleurs, que les conquérants arabes ! Ceux-ci apportaient d’Orient la selle avec étriers. Les guerres favorisant les échanges de techniques, les Zénètes les adoptèrent. C’était un progrès considérable qui explique pourquoi la conquête du Maghreb fut si difficile et longue. Elle ne sera achevée qu’en 709. Tandis que la conquête suivante, celle de l’Espagne, qui sera faite par les cavaliers Berbères Zénètes sera très rapide… quelques années !

Il faut encore, revenant en arrière, ne pas oublier de dire qu’au IXe siècle, les conquérants Aghlabides de Kairouan en Tunisie ont conquis la Corse, la Sicile et le sud de l’Italie en 840. Curieusement, les Européens appelèrent ces Maghrébins de l’Est « Sarrasins ».

Ceux-ci importèrent les chevaux du Maghreb dans le mezzogiomo italien. Les rois autrichiens Habsbourg les appelèrent « Napolitains » quand, en 1580, ils fondèrent le haras de Lipizza. Car vous savez sans doute, qu’une famille de lipizzaners s’appelle « Napolitano ». Ce sont des dérivés de Barbes ! Etonnant ?

 

Le 27/03/11 à 14h00

La Tbourida !

Cet art équestre populaire, ancestral, pratiqué au Maghreb, est d’origine guerrière. La Tbourida date du XVIe siècle. Dans l’ensemble du Maroc, quinze mille chevaux participent à cette pratique culturelle, répartis en mille troupes. Aussi nommée fantasia, la Tbourida s’inscrit dans l’histoire et l’identité culturelle du Maroc.

Il s’agit de simuler un assaut militaire de cavalerie sur une piste de 150 à 200 m. Le but de l’épreuve étant de terminer la course en tirant un coup de fusil en l’air, précisément au même moment, afin de n’entendre qu’une seule détonation.

Si par le passé, les sorba pouvaient compter jusqu’à cent cavaliers qui s’élançaient à l’unisson, maintenant au maximum vingt-cinq cavaliers de front sont sous les directives du mokkadem. La sorba est toujours en nombre impair, le mokkadem au centre et un nombre pair de cavaliers.

Dans la codification actuelle de la Tbourida, le « hadda » ou salut, prend en compte la tenue des cavaliers, le harnachement harmonieux des chevaux ainsi que le maniement habile des fusils et la « talga » notée sur la base de l’alignement des cavaliers et la synchronisation des salves.

Avant la charge, les chevaux effectuent une reconnaissance du terrain au pas et s’habituent ainsi au public. De retour sur la ligne de départ, la tension augmente. Les chevaux arborent des harnachements d’apparat très colorés, dont de superbes selles cousues main.

Leurs cavaliers sont vêtus de burnous ou de djellabas et tiennent à la main des fusils en bois ciselé d’argent. Au cri du mokkadem, les cavaliers mettent la détente en position de tir. L’attention s’intensifie sur le terrain et dans le public. L’ordre « Lamkahal » ou fusil est donné d’une voix forte et les fusils sont dirigés vers le ciel.

C’est alors que le chef lance son troisième cri « vos chevaux », la bride lâchée, les chevaux partent au galop. Les rênes sont tenues de la main gauche et passées derrière le cou du cavalier t sont ensuite récupérées par la main droite qui tient également le fusil.

A peine quelques secondes plus tard, l’ordre puissant « siadi » ou messieurs, fuse. Sous les cris du public, les cavaliers se dressent alors sur leurs étriers, libèrent la bride, prennent appui sur le troussequin, saisissant leurs fusils à deux mains puis le cale contre la poitrine avant de lâcher leur décharge dans des effusions de cris !

 

Le 27/11/10 à 14h00

Cheval d'aventure !

On peut faire comme Arthur Rimbaud : partir sur un coup de tête. « Je vais acheter un cheval et m’en aller », écrit le génial poète, le 4 mai 1881, à ses « chers amis » depuis Harar, en Ethiopie, où il devenu un médiocre trafiquant.

On peut faire comme Stéphane Bigo, un siècle plus tard : tout plaquer et partir, un beau jour, à l’autre bout du monde. A l’orée de la quarantaine, cet ingénieur en aéronautique, reconverti de force dans le notariat, s’ennuie ferme. Il pète les plombs et décide de traverser, à cheval la Turquie, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan. Puis, plus tard, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Pérou. Puis l’Afrique. Puis la chine : qui dit mieux ?

L’aventure ! L’espace ! La nature ! La liberté ! On peut avoir envie de partir pour toutes sortes de raisons – des bonnes et des moins bonnes. Pour fuir la routine, la ville, les emmerdements. Fuir un chagrin d’amour, un échec professionnel, un contrôle fiscal, que sais-je encore ? On peut aussi avoir envie de partir pour des raisons plus positives : découvrir le monde, fréquenter d’autres gens, d’autres chevaux, d’autres cultures. Respirer un autre air, s’initier à d’autres équitations, parler à d’autres cavaliers.

Il y a mille prétextes possibles, comme il y a mille façons de réaliser son rêve. Mes amis, n’hésitez pas ! Partez ! Quelle que soit la destination choisie, soyez sûr que vous y vivrez une grande histoire d’amour.

Jean-Louis Gouraud – Préface du « Guide du Voyage à Cheval »

 

Le 27/03/10 à 14h00

Peuples cavaliers !

Questions à Jacqueline Ripart, fondatrice de Kyrgyz Ate, fondation pour la réhabilitation du cheval kirghiz et le renouveau des traditions équestres des nomades. Elle travaille aujourd’hui en étroit partenariat avec cheval d’aventure en Kirghizie et au Tadjikistan.

Pourquoi t’être intéressée au cheval Kirghiz ?

J''ai passé ma vie à rencontrer des minorités ethniques qui ont le cheval au cœur de leur culture. L'Asie Centrale est le berceau des premiers chevaux domestiques, c'était un rêve de gamine.

Je me suis beaucoup documentée, notamment grâce aux écrits de Prewalsky (19ème siècle) qui évoquait l’extraordinaire résistance des chevaux des kirghizs. Je voulais mieux les connaître.

Mais quand je me suis installée ici en 2001, je n’en ai pas trouvé ! Pendant l'aire communiste, il fallait réduire la mobilité des nomades, arrêter les célébrations équestres qui prenaient du temps dans les kolkozs (mais qui était aussi un excellent moyen de sélectionner les chevaux les plus endurants !).

Des chevaux européens furent croisés avec les chevaux kirghizs, ce qui a conduit à la quasi disparition de la race. Seule la sélection naturelle a perdurée, ce qui a permis de diminuer la présence du sang européen chez les chevaux de montagne.

Comment est né le festival « At Chabysh » ?

D'abord je me suis déplacée en montagne et de villages en villages pour aller voir les éleveurs sur les bazars. Le désir des bergers de faire revivre le cheval kirghiz était toujours là, il fait parti de leur identité, de leur fierté.

J'ai alors voulu répondre à quelque chose de fort qu’eux seuls n'étaient pas capables de réaliser. J’ai formé des zootechniciens, organisé des séminaires.

Et puis en 2005, ce fut la première édition du festival At Chabysh, qui réintroduisit les jeux équestres et les courses. Il a pour but de redonner au cheval kirghiz sa place et son rôle social. Aujourd’hui dans les villages il y a plein de jeunes qui s’entraînent !

Quel est le rôle du tourisme ?

L'écotourisme à cheval permet de redonner une actualité à ce cheval qui est en train de disparaître. Mais c’est le début de l’écotourisme ici, et il faut être vigilent à ce que ce secteur économique soit pris en charge par les gens du pays eux-mêmes. Pour qu’ils aient accès à ce secteur, il faut qu’ils soient formés. C’est aussi l’objectif de la fondation.

 

Le 27/03/2009 à 14h00

Festival de Groboz !

Le monde aurait-il été le même sans les chevaux ? Aurions-nous conquis tant de continents, cultivé tant de terres, élevé tant de bétail si, un jour, un être n'avait accepté de nous prendre sur son dos, de nous donner sa force et son courage ?

Aujourd'hui nous nous sommes habitués aux facilités que nous offre le confort de la vie moderne. Et pourtant ! Il nous manque quelque chose de fondamental, mais quoi ? Qu'avons-nous perdu ?

Il existe des régions du monde dans lesquelles, le cheval n'est pas seulement un plaisir ou une distraction. Les conditions de vie, de survie quelque fois, imposent un regard différent sur le cheval.

A Lahore, au Pakistan, ils servent de taxis. En Asie centrale, la viande de cheval et surtout le lait de jument fermenté permettent à des milliers de nomades des steppes de ne pas mourir de faim, malgré la pauvreté alimentaire de leurs territoires.

Ces peuples cavaliers d'Amérique, d'Asie et d'Afrique ont développé des équitations de prestige certes, comme partout ailleurs, mais surtout de travail. Sans cheval, pas de troupeaux, pas de chasse, pas de transport.

En Occident, nous avons oublié à quel point les chevaux furent nos indispensables compagnons. Le contact omniprésent avec l'animal. La douleur des paysans, quand la guerre réquisitionnait leurs chevaux. Ou quand il fallait les manger en temps de disette.

« Si caemos mi caballoy po, levantad primero mi caballo : si nous tombons, mon cheval et moi, relevez d'abord mon cheval » disait le roi Philippe IV d'Espagne.

Solidarité de destin dans la conquête, mais unis dans l'adversité, l'histoire des hommes et celle des chevaux sont étroitement liées. Solidarité de destin, ne serait ce pas ce qui nous fait cruellement défaut aujourd'hui ?

Heureusement la diversité des équitations du monde est là pour nous rappeler à quel point le fil qui unit les civilisations et leurs montures, n'a jamais été rompu. Nous ne reviendrons jamais en arrière, Dieu merci, mais nous devons changer notre regard, notre conscience pour vivre mieux.

Et voici que tous ces chevaux du monde entier, cette infiniment densité de races revivent, se diffusent, conquièrent de nouveaux espaces ! A nous de lire dans cet être magnifique et continuer à unir son destin au notre.

Les évènements que nous auront su créer, attesteront de la multiplicité des cultures équestres, de la beauté des peuples cavaliers, qui continuent, partout à travers le monde, de vivre et de vibrer à travers leurs chevaux.

Cette année, le festival de Groboz, nous conduira sur un rythme country, puis flamenco, des Etats unis à l'Espagne.