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PATRIMOINE BRESSAN

Le patrimoine est l'expression de notre goût à emprunter la terre à nos enfants.Groboz est un patrimoine bressan du dix huitième siècle.

 

 

HISTORIQUE DE LA FERME

1601, au traité de Lyon, la Bresse savoyarde ne fait plus partie des Etats de Savoie. La province succombe aux convoitises du Roi de France, qui souhaitait agrandir son territoire. La situation de plaine de la Bresse était difficile à garder. Finalement, les souverains de Savoie acceptèrent de se recentrer sur la partie alpine du Duché et d’abandonner la Bresse (et le Bugey) en échange de Saluzzo en Piémont. C’est durant cette période où la Bresse était Savoyarde, que les noms finissant en OST prennent la terminaison savoyarde OZ et que Grobost (Gros bois en vieux Français) devient Groboz.

1688, Monsieur le conseiller de Jarcelat, achète de fonds, au village de Groboz, donation du domaine de Groboz, sis sur la paroisse de Villemotier.

Le hameau de Grosboz (Grobos et de la Tournelle) est une seigneurie appartenant au XVIIIème siècle à Pierre-Antoine de Viallet dont les descendants reprirent le fief en 1727 et 1745. (D’après « Histoire des communes de l’Ain » de Paul Cattin et Henri Plagne)

1727, la ferme est construite (datation du bois de la « sole » de la photo avec la lanterne). Une des particularités des maisons bressanes est qu’elles peuvent être déplacée. Elles se démontent et se remontent. Des documents retrouvés dans les archives nous apprennent que plus de cent fermes ont été ainsi déplacées. La plus longue distance a été de 32 km et le transport s’est fait à l’aide de bœufs. Les bâtiments de ferme bressane n’ont pas de fondations. On dit qu’ils sont « levables de dessus le fond ». Dans le droit de l’époque, les maisons étaient considérées comme des biens meubles et non pas des immeubles.

Il y a trois corps de bâtiment orientés Nord-sud. Le bâtiment au Nord-ouest est réservé aux vaches, aux volailles et aux fourrages. Le bâtiment de four à l’est est réservé au four et aux cochons, il est construit à l’écart pour éviter les risques d’incendie, d’ailleurs il fût incendié plusieurs fois et le bâtiment actuel date du début du XXème siècle et est composé de tuiles mécaniques et de mûrs en pizay. Le bâtiment principal est réservé au logement des gens et des chevaux, le grenier sert au stockage du grain. Ce bâtiment central comportât jusqu’à trois logements où y vécurent dans les périodes les plus fastes, jusqu’à trois familles et les commis (milieu du XIXème siècle).

La charpente est en chêne, bois dominant en Bresse. Les mûrs reposent sur un grosse pièce appelée « sole » placée à même le sole et sont constitués de gros poteaux assemblés avec des tenons et des mortaises, sur la « sole ». Les « entrebois » sont remplis par du torchis, mélange d’un entrelacs de branche de « bourdaine », de terre et chaux. Le plancher est en planches de chêne et le sol recouvert de « carrons » ou briques de terre cuite. Les matériaux utilisés pour la construction sont essentiellement ceux fournis par la région : bois de chêne coupé et séché parfois pendant plusieurs années, terre utilisée pour fabriquer les briques ou « carrons » et le torchis. Les toits sont recouverts de tuiles romaines.

Dès le début du XVIIIème siècle, les Hospices de Bourg-en-Bresse se portent acquéreurs de plusieurs « domaines » en Bresse. Des documents datés du début du XVIIIème siècle, existent sur les ventes aux enchères desdits domaines (des « subhastations » selon le terme employé à l’époque). (d’après « Histoire des Hospices de Bourg » par Eugène Dubois, Imprimerie Berthod 1932)

1790, l’Hotel-Dieu procède à l’inventaire des biens. Les deux domaines de Groboz, à Villemotier, avec taillis de la Grande-Teppe, sont loués à Joseph et Denis Vullin, pour la somme de 1836 livres.

1887, Marcelline VULLIN naît dans la maison. Son père est fermier des Hospices de Bourg-en-Bresse.

1906, on compte cinquante habitants (il y en a vingt deux en 2009).

1938, construction du deuxième puit de dix huit mètres de profondeur, cela tend a confirmer que les sources du sol de Bresse ont une fâcheuse tendance a se déplacer au gré des couches successives d’argile. D’ailleurs si vous vous promenez sur le hameau, il est possible de « lire » le paysage et la position des botasses.

1942, il existe de cette époque des noms gravés sur les mûrs du bâtiment de four. Il s’agit vraisemblablement des noms de pensionnaires hébergés à Groboz par les Hospices civils de Bourg, durant la seconde guerre mondiale. A moins que ce ne soit des clandestins plus où moins connus du fermier de l’époque.

1957, l’appellation d’origine contrôlée « poulet de Bresse » (la seule volaille AOC) naît.

1958, l’appellation d’origine contrôlée « comté » (premier fromage AOC) naît.

1961, les Hospices de Bourg-en-Bresse vendent la ferme à monsieur BUISSON.

1990, le stud book du cheval Barbe est ouvert en France.

1993, la ferme auberge est créée. Groboz ouvre une aire nouvelle. L’agriculture traditionnelle fait place à une agriculture tournée vers le tourisme.

Aujourd’hui, la vocation de la ferme de Groboz est le développement durable du tourisme grâce à la préservation du patrimoine, l’élevage de chevaux barbes et l’exploitation raisonnée des terres.

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